A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, un groupe de personnes vivant avec le VIH (PVVIH) a fait entendre sa voix sur les bangs des activités officielles organisées dans un hôtel de Pétion-Ville. Munis de pancartes affichant leurs revendications, ils ont appelé les autorités à prendre des mesures concrètes face à l’insécurité et à mieux soutenir les personnes touchées par le virus.
« Nous avons droit à la vie ! Les routes doivent être débloquées ! « , ont-ils scandé, faisant écho au contexte de violence et d’instabilité qui complique l’accès aux soins et aux traitements. Ce cri du cœur est intervenu après que le conseiller présidentiel Louis Gérald Gilles a prononcé un discours sur les progrès et les défis de la lutte contre le VIH/sida en Haïti.
Les manifestants ont souligné que l’insécurité galopante entrave non seulement leurs déplacements pour se faire soigner, mais aussi l’approvisionnement en médicaments essentiels. Ces derniers sont souvent bloqués par des barricades érigées dans différentes régions du pays.
Malgré les engagements pris par les autorités pour renforcer la prise en charge des PVVIH, ces personnes soulignent que les efforts restent insuffisants. « Nous sommes fatigués des promesses. Nous voulons des actes », a déclaré un manifestant, appelant à une collaboration plus étroite entre l’État, les ONG et la communauté internationale pour répondre à leurs besoins urgents.
La Journée mondiale du sida, traditionnellement placée sous le signe de la sensibilisation et de la solidarité, a pris cette année une tournure militante à Pétion-Ville. Les PVVIH rappellent à l’Etat son devoir de garantir la sécurité et l’accès aux droits fondamentaux, notamment pour les populations les plus vulnérables.











